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L’homme est le seul animal qui porte des bretelles, c’est ce qui le distingue nettement du Boa - Annulé

L’homme est le seul animal qui porte des bretelles, c’est ce qui le distingue nettement du Boa - Annulé

4 mars 2021


Théâtre décalé de mots et d'animaux

Jeudi 4 mars à 20h30 – Théâtre le Méridional - tout public (+ 10 ans) – 12 € / 10 € / 7 € – Compagnie 11h11 (31)

Le spectacle

Deux personnages en bretelles et charentaises font irruption sur scène. Ils semblent jumeaux ou, du moins, ils sont reliés l’un à l’autre. Un Alexandre et un Vialatte. Ils évoluent d’une manière surprenante et précise dans un univers rectiligne où tout paraît droit, mais rien ne l’est vraiment. L’endroit idéal pour nous faire entendre des textes d’Alexandre Vialatte, issus des Chronique de la Montagne, du Bestiaire ou de l’Oiseau du mois. L’un dit, l’autre écoute. L’un commence, l’autre finit. Tous deux donnent soudain vie à un étonnant cheval de course. Quelques vignettes musicales, décalées elles aussi, viennent ponctuer le parcours inattendu de ces deux olibrius. Vous êtes chez monsieur Vialatte, vous voilà prévenus...

La Compagnie

La Compagnie 11h11 est née sous l’impulsion de Marc Compozieux et Alexis Gorbatchevsky. Elle est directement issue du spectacle « Le 11/11/11 à 11h11 étonnant, non ?  » créé par les deux comédiens en 2011 précisément, dans une mise en scène d’Alain Piallat (Cie Jean Séraphin). La volonté de ces deux acolytes est de faire entendre des textes d’un humour fin et intelligent. Quels meilleurs « terrains de jeux » que ceux de Pierre Desproges et Alexandre Vialatte !

Ces deux auteurs possèdent un style impeccable, une érudition certaine et une exigence redoutable dans l’écriture. Leur humour en est d’autant plus subtil. Là où Desproges est cinglant, Vialatte préfère quant à lui emprunter les chemins de la poésie et de l’absurde qui lui sont chers.

Les artistes souhaitent faire entendre l’écriture singulière d’Alexandre Vialatte capable de rendre «le vrai improbable et l’incroyable vrai». Ils ont l’envie véritable de donner à entendre ses fabuleux portraits du loup, du guépard, du bœuf ou encore du kangourou. Et que dire des expériences abracadabrantes des «professeurs» Fourton et Gripschitz ? Ces extraits sont de véritables pépites littéraires, parmi lesquelles apparaît bien souvent une réflexion profonde sur la condition de l’homme.

Marc Compozieux et Alexis Gorbatchevsky veulent entrouvrir la porte de l’univers créé patiemment par Alexandre Vialatte tout au long des quelques neuf cent chroniques écrites pour le journal La Montagne. Neuf cent dimanche comme il le précisera lui-même, et c’est peut-être bien de cette contrainte qu’est née l’œuvre. Scrutant ses contemporains comme personne, Vialatte a exercé son talent inimitable, naviguant entre humour, absurde et une certaine forme de mélancolie. L’occasion leur est donnée d’être la voix du monsieur, de parler de tout, de rien et finalement de l’essentiel. Personne mieux que Vialatte ne décrit l’homme face à lui-même, à ses contradictions, à ses limites.

L’univers d’Alexandre Vialatte étant si particulier, il leur fallait une scénographie particulière. Les artistes ont souhaité un espace non-identifiable, peuplé d’objets bien réels. Des lignes droites mais penchées, un bureau d’écolier central, mais bancal. Un univers dans lequel il soit aisément possible de promener en laisse un chien empaillé, donner à voir un authentique cheval de course, ou encore défier le gouffre sous ses pieds en utilisant des encyclopédies en guise de pas japonais. Un endroit où tout peut arriver, l’incongru, le drôle, la poésie. Un espace de jeu d’où l’on peut faire surgir des images très différentes les unes des autres sans que jamais elles ne se percutent. Bref, un espace de liberté totale.

La compagnie a créé ce spectacle sous le regard bienveillant de la danseuse et chorégraphe Hélène Zanon. Il leur semblait en effet que le geste devait être aussi précis qu’est l’écriture de Vialatte. Ils recherchaient une cohérence esthétique et visuelle, permettant d’enchaîner différents tableaux tout en profitant pleinement de la langue d’Alexandre Vialatte.

 

  • 20h30

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